Requêtes de semences agricoles, porteuses de richesse comme les mines en RDC

Agriculture

Le secteur des semences en RDC offre des réelles chances de croissance financière dans la mesure où l'agriculture, dont le rendement dépend entre autre des semences, représente le premier secteur porteur de croissance en termes d’emploi et de revenus à la majorité de sa population.

La filière semencière porte à multiples avantages pour les agricultures de collectivités rurales en République démocratique du Congo. Les semences améliorées et sélectionnées augmentent leur productivité qui favorise la commercialisation des productions de bonne qualité en grande quantité.

Acteurs de la filière semencière en RDC

La configuration de la filière semencière en RDC comprend au même niveau deux ministères :
Le Ministère de la Recherche Scientifique qui gère l’INERA (Institut National de Recherche Agronomique) et,
Le Ministère de l’Agriculture qui prend en charge le SENASEM (Service National des Semences), le CONASEM (Conseil National Semencier) et COPROSEMs au niveau provincial.

Les services de semences de l’INERA- Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique, le Service National des Semences (SENASEM) et les producteurs privés connaissent une grande difficulté de rendre disponible une production semencière de qualité pouvant satisfaire les efforts d’intensification et de sécurisation de la production agricole.
Le SENASEM joue le rôle de contrôle et de certification des semences. Il n’en produit pas et n’en commercialise pas pour éviter d’être juge et partie.

La production semencière en RDC, pour être durablement rentable devra s’effectuer dans l’optique de respect de la protection des écosystèmes environnementaux. Les produits ainsi récoltés sont facilement transformés en sous-produits commercialisables de grande qualité et attrayant pour les consommateurs.

Partenaires privés recherchés

Avec l’insuffisance de semences agricoles, les privés ont une place prépondérante dans la production semencière en RDC.

Avec l’aide des partenaires multilatéraux, le gouvernement congolais est doté d’une stratégie nationale de mécanisation agricole et d’une politique de développement de la filière semencière qui peine à se concrétiser.

Cette analyse porte à croire qu’il faut envisager le développement d’une production basée sur l’initiative privée, commercialement viable.

Comme stratégie à succès, nous nous basons sur trois aspects critiques pour l’évaluation des prévisions de production de semences de qualité. C’est notamment la problématique de certification qui dépend de techniques et équipements « standards » au niveau mondiale, la multiplication de laboratoire de culture in vitro et la décentralisation dans les 26 provinces d’infrastructures de production de semences vivrières et de légumes.

Opportunités d'affaires

La demande est dominée par l’acquisition de semences améliorées, les équipements et instruments de laboratoire, des silos pour la conservation et des hangars métalliques.

 

Parmi les défis qu’affronte la RDC sur l’insuffisance alimentaire, son agriculture doit augmenter l’apport calorique journalier de sa population d’au moins mille calories pour les futures campagnes agricoles afin d’atteindre les ODD – Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.

Le rapport de l’évaluation de la campagne agricole 2017 – 2018, la sécurité alimentaire le niveau de production agricole et animale publié par le ministère de l’agriculture en 2019 indique que les agriculteurs manquent des semences et engrais.

 

Plusieurs planteurs achètent des semences soit disant « améliorées » sans aucune certification. Cela porte souvent à une rentabilité inférieure à la fin de la saison avec un constat triste d’avoir planté des semences « bon à semer ».

A ce jour, il n’existe pas de catalogue officiel de variétés de semences en République démocratique du Congo capable d’orienter vers les semences de qualité et en quantité portant à un rendement positif des exploitations agricoles.

Il existe cependant, en RDC, des champs multiplicateurs de variétés résistantes de matériel végétal mis en place au sein de l’INERA et de l’IITA avec un appui de certains bailleurs de fonds bi et multilatéraux mais cela ne dépasse pas 3% de la demande.

 

La filière semencière présente des opportunités d’affaires énormes qu’il convient de saisir en cette période de relance agricole soutenue par la crise économique due à la Covid 19 et la maladie à virus Ebola.

L’espace pour la reproduction de semences agricoles sera toujours disponible. En effet, la RDC jouit d’une superficie de 2 345 000 km2 semi enclavée avec 100 km d’ouverture sur l’océan Atlantique au niveau du littoral de la province du Kongo Central. La RDC compte 80 millions de terres arables et fertile, un climat diversifié et un réseau hydrographique important classant le pays parmi les dix puissances agricoles en émergence au monde.

La RDC a le premier réseau hydrographique d’Afrique avec en son sein le mjestueux Fleuve Congo par la superficie de son bassin versant.  Second au monde par son débit (40 615 m3/s) après l’Amazone (200 000 m3/s), le fleuve Congo se caractérise par un débit régulier dû à la position géographique de son bassin situé à cheval de deux hémisphères, la multiplicité de ses affluents et les variations de précipitations.

Les bouches à nourrir toujours en croissance démographique dépassant les 3,5 % (5% à Kinshasa) pour une population estimée en 2020 à 84 millions d’habitants sont des indicateurs concrets qui reflètent que la production de semence de qualité aura toujours une grande valeur mercatique.

Les estimations de la population varient selon les sources. Aucun recensement officiel n’a été effectué en RDC depuis1984, les estimations actuelles se basent sur des extrapolations de l’Institut National des Statistiques INS-Kinshasa (1993 et 2014) + Léon de Saint Moulin, Atlas de l’organisation administrative, L. de Saint Moulin, Villes et organisation de l’espace en République démocratique du Congo”, Tervuren & Paris, Cahiers Africains, n°77, Paris, le Harmattan, 2010

 

L’insécurité alimentaire est alimentée par la sous-production de cultures vivrières et maraîchères les dernières années, situation qui continuera dans les trois prochaines années et plus encore si la politique agricole congolaise n’accélère pas la résilience du secteur.

Le secteur des facteurs de production (semences) offre des opportunités de revenus grâce à la vente en termes de milliards de francs congolais auxquels il faudrait soustraire une moindre partie pour le contrôle de qualité.

20.09.2020 congoclients

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